Crises d’angoisse

Attaques de panique

L’attaque de panique est une montée brusque de peur ou de malaise intense, très impressionnante, mais sans danger immédiat.

Attaques de panique

Vous êtes tranquillement assis dans les transports, ou peut-être même en train de vous détendre chez vous. Soudain, sans crier gare, une tempête s’abat sur vous : votre cœur se met à cogner furieusement dans votre poitrine, l’air semble manquer, une sensation d’étranglement vous oppresse et vos mains se mettent à trembler de manière incontrôlable. En l’espace de quelques minutes seulement, une terreur absolue vous submerge : la certitude que vous êtes en train de faire une crise cardiaque, de perdre la tête ou de mourir.

Si vous avez déjà vécu cette expérience effroyable, sachez que vous n’êtes pas seul, et surtout, que vous n’êtes pas en train de devenir fou. Ce que vous avez traversé s’appelle une attaque de panique.

Qu’est-ce qu’une attaque de panique ?

Contrairement à l’anxiété classique, qui s’installe de manière progressive face à un stress identifiable, l’attaque de panique est une montée brusque de crainte intense ou de malaise intense qui atteint son acmé, son pic d’intensité maximale, en quelques minutes seulement.

La première chose à comprendre, et la plus rassurante, est celle-ci : l’attaque de panique n’est pas une maladie mentale en soi. C’est une alarme qui se déclenche par erreur. Elle peut survenir de manière isolée, ou accompagner de nombreuses pathologies psychiatriques (comme la dépression, le stress post-traumatique, les phobies) ou certaines pathologies médicales.

Pour qu’un médecin pose le diagnostic formel d’une attaque de panique, il faut que cette montée de malaise s’accompagne d’au moins quatre des treize symptômes physiques et cognitifs suivants.

Les symptômes physiques

Onze symptômes physiques peuvent apparaître pendant une crise :

  • palpitations, battements de cœur sensibles ou accélération du rythme cardiaque
  • transpiration abondante
  • tremblements ou secousses musculaires
  • sensation de « souffle coupé » ou impression d’étouffement
  • sensation d’étranglement
  • douleur ou gêne thoracique, l’oppression qui fait souvent craindre un infarctus
  • nausée ou gêne abdominale
  • sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou impression d’évanouissement
  • frissons ou bouffées de chaleur
  • paresthésies, sensations d’engourdissement ou de picotements
  • déréalisation, sentiment d’irréalité du monde extérieur, ou dépersonnalisation, sensation d’être détaché de son propre corps

Les symptômes cognitifs

Deux symptômes cognitifs complètent le tableau :

  • la peur de perdre le contrôle de soi ou de « devenir fou », qui reflète simplement l’hyperactivation du cerveau face à une fausse alerte
  • la peur de mourir

Une expérience universelle en chiffres simples

Les attaques de panique sont extrêmement courantes. Aux États-Unis, on estime que 11,2 % des adultes ont subi une attaque de panique au cours des douze derniers mois. En Europe, les chiffres sont légèrement plus bas, se situant entre 2,7 % et 3,3 %.

Elles touchent davantage les femmes que les hommes. L’âge moyen de début des crises se situe au début de la vie adulte, autour de 22-23 ans. Les crises d’angoisse sont très rares chez l’enfant avant la puberté et leur fréquence décroît nettement chez les personnes âgées, en partie grâce à une baisse naturelle de la réactivité du système nerveux autonome à cet âge.

Des facteurs de stress, comme des problèmes interpersonnels, un deuil ou la maladie d’un proche, précèdent souvent la première crise. Fumer du tabac est également un facteur de risque scientifiquement prouvé.

Se faire soigner : des attentes réalistes pour reprendre les rênes

La première étape est d’aller consulter un médecin spécialiste, un psychiatre, ou un psychologue clinicien, pour obtenir un diagnostic fiable et un accompagnement adapté.

Le spécialiste va d’abord s’assurer, par des examens complémentaires (prise de sang, bilan cardiaque), que les symptômes ne sont pas dus à un trouble physique réel (comme l’hyperthyroïdie, l’asthme, une arythmie) ou à l’effet de certaines substances (excès de caféine, stimulants, sevrage d’alcool).

La thérapie d’exposition et les thérapies cognitives et comportementales constituent le traitement de référence le plus efficace. Le thérapeute aide à rééduquer le système d’alarme, l’amygdale cérébrale, en exposant très progressivement et en toute sécurité aux sensations physiques redoutées, comme accélérer volontairement son rythme cardiaque, pour prouver au cerveau que ces sensations sont inconfortables, mais totalement inoffensives.

Le but d’une thérapie n’est pas de supprimer l’anxiété de sa vie : c’est une émotion humaine fondamentale et utile qui protège du danger. L’objectif réaliste est d’apprendre à surfer sur la crise, de désamorcer la peur de ses propres sensations physiques, afin de réduire la fréquence des crises et, surtout, de permettre de reprendre une vie riche, active, sans évitement.

Avoir une attaque de panique est une tempête terrifiante, mais passagère. Avec l’aide d’un professionnel, il est possible de rééduquer son système d’alarme et de retrouver la liberté que l’on mérite.

Consultation au cabinet à Toulon

Le Dr Christophe Dufour reçoit à Toulon les patients concernés par attaques de panique pour un premier temps d’évaluation clinique et un accompagnement individualisé, en lien si besoin avec les autres professionnels de santé impliqués dans le suivi.

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